Friday en Français : phrase utile

Dans mon travail avec des étudiants qui viennent à Paris pour un séjour linguistique, je leur apprends dès le premier jour de leur séjour quelques éléments qui sont essentiels pour leur sécurité à Paris. L’une de ces choses étant comment appeler à l’aide en français, car je me souviens clairement d’un incident de ma première année ici :j’en aurais bien eu besoin mais je ne connaissais pas les mots.

“Au secours! à l’aide!” Je les faisais répéter plusieurs fois dans la salle où l’on fait nos réunions d’orientation.

Ma première année ici, je ne savais pas comment appeler au secours, et bien que l’incident n’ait pas été grave, ce savoir m’aurait rendue moins ridicule dans la rue! En fait c’est une histoire assez drôle!

Cette année-là j’avais un parapluie très large et très rouge que je portais, il me semble, partout avec moi, ainsi qu’un imperméable rouge vif. On me voyais à un kilomètre!

C’était l’automne et j’étais à Paris depuis environ un mois et demi ou deux mois à peine. Je m’étais  faite une amie française à l’université où j’étudiais, et un jour j’ai reçu un coup de fil de sa part sur mon portable. Le premier coup de fil d’une Française! Je marchais dans la rue du faubourg Saint Antoine avec la Bastille dans le dos. J’étais fière de moi car j’avais une première conversation en français au téléphone, et jusqu’à-là on m’avait toujours dit que la compréhension de la langue serait le plus difficile soit en écoutant la radio, soit en parlant au téléphone. Moi je comprenais  presque tout. Bon, d’accord, elle était gentille et parlait lentement. Je marchais le pas léger avec un petit sourire au coin de ma bouche et le téléphone accroché délicatement à mon oreille.

Je crois que je parlais un peu fort, car 1. j’étais tout juste arrivée des USA et n’avais pas encore appris à parler à voix basse en France (nous les américains sommes connus pour parler avec un volume assez fort) et 2. j’étais dans le rue Saint Antoine qui est assez bruyante et donc pour mieux entendre, je devais parler plus fort, c’est logique non?!? 😉

Donc on me voyait et m’entendait à un kilomètre, j’étais la cible parfaite, surtout avec tout cette couleur rouge!

Un jeune homme a accouru vers moi et a piqué mon portable que je tenais à mon oreille avec une telle vitesse que je me suis arrêtée avec la main vide toujours à coté de mon oreille. Le jeune homme courait dans le sens opposé de moi, c’est-à-dire vers Bastille (pauvre idiot… il y a toujours plein de polices stationné à Bastille). Pour une demi seconde je restais immobile sans savoir quoi faire, puis me suis retournée et me suis mise à courir après lui, imperméable rouge flottant derrière moi et parapluie rouge (fermé) brandi en l’air je criais la seule phrase en français qui me venait à l’esprit : “arrêtez lui!” Un désastre grammatical, et je le répétais en criant plusieurs fois. Quel numéro je devais être!

Mais, je vous ferais savoir que ma phrase, aussi nulle qu’elle était, a attiré l’attention de quelques policiers qui ont attrapé le jeune homme et l’ont interpellé. Bon, peu-être c’était mon imper rouge et mon parapluie qui les avaient averti d’abord, mais  ce ne sont que des détails!

J’ai dû passer mon après-midi dans le commissariat avant de récupérer mon portable (qui ne valait royalement que 30 euros environ), mais j’avais mon portable et une histoire à raconter à ma mère, ce que j’ai fait, écroulée tellement j’ai rit en la racontant.

Ce n’est que bien plus tard que j’ai appris que j’aurais dû dire “arrêtez-le!” et encore plus tard que ça quand j’ai appris comment dire “help!” en français.

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The Paris Effect

L’herbe est toujours plus verte dans le pré d’à côté

The grass is always greener  on the other side

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These are my meditations upon cultural awareness and integration in the city of Paris.

I recently read a blog post by Tory Hoen on HiP Paris blog that got me thinking it was time for a post of my own on what she calls “the Paris effect”.

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